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Pour retrouver une aiguille dans une botte de foin, il suffit d'y mettre le feu puis de fouiller les cendres avec un aimant.

[Bernard Werber]

# Posté le samedi 10 janvier 2009 10:53

Modifié le mardi 20 janvier 2009 16:20

Ophélie

Ophélie

I
Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchées en ses longs voiles...
— On entend dans les bois lointains des hallalis.

Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir ;
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.

Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux ;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux.

Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle ;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid, d'où s'échappe un petit frisson d'aile :
— Un chant mystérieux tombe des astres d'or.
II
Ô pâle Ophélia ! belle comme la neige !
Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté !
C'est que les vents tombant des grand monts de Norwège
T'avaient parlé tout bas de l'âpre liberté ;

C'est qu'un souffle, tordant ta grande chevelure,
À ton esprit rêveur portait d'étranges bruits ;
Que ton c½ur écoutait le chant de la Nature
Dans les plaintes de l'arbre et les soupirs des nuits ;

C'est que la voix des mers folles, immense râle,
Brisait ton sein d'enfant, trop humain et trop doux ;
C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s'assit muet à tes genoux !

Ciel ! Amour ! Liberté ! Quel rêve, ô pauvre Folle !
Tu te fondais à lui comme une neige au feu :
Tes grandes visions étranglaient ta parole
— Et l'Infini terrible effara ton ½il bleu !
III

— Et le Poète dit qu'aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis ;
Et qu'il a vu sur l'eau, couchée en ses longs voiles,
La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.




RIMBAUD

# Posté le samedi 17 janvier 2009 08:50

Modifié le mercredi 21 janvier 2009 07:58

un caprice du destin

un caprice du destin
Tous ces êtres, là devant moi, ils sont parfaits, triés, sélectionnés, ils ne sont que des codes génétiques recensés dans un catalogue que l'on présente aux parents. Ils ne sont pas humains, ils ne sont pas normaux, je m'y refuse d'y croire. Ils n'ont aucun défaut, aucune maladie, et tous ces humains créés dans des laboratoires sont là pour éviter d'engendrer des monstres : nous. Généralement, les allèles sont distribués au hasard, cela donne un enfant dont on ne connais pas l'apparence, ni le caractère, ni les anomalies, et il y a nous : l'infâme risque de la mutation.
Nous sommes encore inconnus aux yeux du monde, nous n'existons plus, mais je suis presque sûre que notre secret a été percé par le gouvernement. C'est peut être une des causes de cette folie de l'idéal. Ces gènes renfermés en nous ne se manifestent qu'à partir d'un événement qui pourrait perturber notre ADN. Je ne sais pas vraiment quel à été cet événement, mais une drôle d'impression m'avait envahie soudainement. Je haïssais déjà ces créatures parfaites qui tentaient de se mélanger aux humains. Je les reconnaissaient à leur parents : ils étaient fiers d'eux tout le temps et créaient une famille parfaite, trop parfaite. C'était surtout parce qu'ils avaient choisit leur enfant...Un peu comme une machine, ils choisissaient parmi différents critères physiques et caractériels.
Maintenant je comprends mieux certaines choses, et la race que je hais le plus ce sont finalement les humains. Ces choses parfaites sont, à vrais dire, des monstres, tout comme nous, et l'origine de tout ça, c'est l'être humain.
Le clan s'est rapidement formé, nous ressemblions un peu à des adolescents en pleine crise face aux changements de notre organisme. Nous considérions comme une nouvelle race et pour l'instant, nous ne nous préoccupions uniquement de notre survie bien difficile.

-Tristana, tu ne dors toujours pas ?

La voix claire et douce d'Angèle me tira de mes pensées. Je jetais un rapide coup d'½il aux deux excroissances dans son dos, elle me sourit rapidement et se coucha contre moi. Encore une chose qui nous différencie de ces machines : nous au moins, nous avons des s½urs qui veillent sur nous. Pas eux. J'en viendrais presque à les plaindre.
La peau d'Angèle était froide et ses cheveux constellés de flocons. C'est étrange comme ces mutations accidentelles peuvent nous correspondre. A tel point que même notre prénom nous désigne tes que nous sommes.
L'enfant que je porte en moi auras un prénom qui ne veut rien dire, comme ça peut être, vivra t il normalement. Un enfant dont le prénom sera inexistant. Je me sentais étouffer ici, la porte à quelques mètres semblait me tendre les bras. Dehors, tout était blanc, même le ciel, tout était calme et la neige m'arrivait aux chevilles.
C'est alors que mon ventre énorme m'obligea à me plier en deux sous l'effet de la douleur. J'avais des contractions. Le bébé allait venir. Encore une autre contraction et je tombais à genoux. Personne ne m'entendait, ils dormaient tous tandis que moi, j'accouchais seule avec pour uniques connaissances qu'un documentaire sur le sujet. J'avais mal, je voulais tout abandonner, mais je voulais aussi cet enfant, et finalement, je réussis à accoucher. Lorsque je me relevais péniblement pour couper le cordon et prendre enfin mon enfant, je ne vis qu'une grande étendue rougeâtre et quelques masses infâmes. Il y avait le placenta, cette espèce de chose difforme, je fouillai dans l'horrible bouillie et trouvai un petit cordon ombilical sanguinolent. Mais il n'y avait rien au bout. L'enfant était inexistant. De grosses larmes de sang roulèrent sur mes joues tachant la neige autour de moi. Et lentement, je me vidais de mon sang au rythme de mes sanglots.



Note de l'auteur:

Bon, je sais, celui là est apparu partout, entre autre sur mon ancien blog, mais j'aime tellement cette histoire que je n'ai pas pu m'empêcher de la mettre ici. En fait, c'est en l'écrivant que je me suis rendue compte que les cours étaient source d'inspiration (encore maintenant j'écris une flopée de poèmes dans mon cahier de math là où devraient être mes exercice XD).
En fait, cette histoire m'est venue en SVT, il y a deux ans, quand mon prof, totalement ivre(c'était son état naturel, 24h/24, 7j/7, ce qui a marqué ses cours dans ma mémoire à jamais...>w<) et qu'il nous expliquait l'ADN. il nous avait parlé des progrès scientifiques qui permettaient de voir les genes de l'enfant dans le ventre de sa mère et ainsi déceler certaines maladies, et là, il a commencé quelques théories comme quoi plus tard, les parents pouraient meme choisir les genes de leur futur enfant et créer des etres parfaits... Eh oui, ce sont eux dont parle au début ma petite mutante ^^ comme quoi...

# Posté le samedi 17 janvier 2009 09:17

Modifié le mardi 20 janvier 2009 16:20

rêves d'insomniaque

rêves d'insomniaque
Elle dort. Son sommeil à l'air agité, son visage devient grave, elle fronce les sourcils, se tourne et se retourne en serrant la couverture contre elle et finalement se réveille en sursaut. Elle ne me vois pas, haletante, jure et se laisse retomber sur les coussins en soupirant. J'espérai intérieurement qu'elle se rendorme, je priais silencieusement, dissimulé habilement dans sa chambre aux murs vierges, parfaitement rangée. Une chambre terriblement ordonnée pour une adolescente. Cette dernière ferma les yeux quelques secondes, sa respiration ralentis, puis elle les rouvrit, visiblement exaspérée. Ses pieds frôlèrent le tapis pelucheux beige tandis qu'elle se dirigeait vers la porte d'un pas endormi...ou peut être pas...Elle semblait habituée aux nuit sans sommeil. J'entendis un grand fracas au rez-de-chaussée et me risquai en dehors de la chambre. Je sautai souplement au dessus de la rambarde pour atterrir sans bruit derrière elle. Le froissement de l'air la fit se retourner mais je n'étais déjà plus là. Jetant rageusement des cahiers de part et d'autre de la pièce, elle semblait ne pas réussir à se décider de quoi faire pour passer le temps et s'affala sur son canapé en soufflant son ennui.

Je la trouvais amusante cette petite humaine aux cheveux ébouriffés par son récent cauchemar, vêtue d'un simple pantalon de sport en velours mauve et d'un débardeur assorti. Petite humaine si fragile, elle ne se doutait pas que je rodais chez elle, elle ne savait pas quelle créature l'observait depuis tout ce temps.

Finalement, elle remonta dans sa chambre et saisit son sac de cours pour le balancer sur son lit avant de s'y installer en tailleur. Elle ouvrit quelques cahiers, les feuilleta, puis les referma aussitôt, peu encline à travailler cette nuit là. Elle se releva, pensive, et retira un drap masquant plusieurs tableaux de toutes tailles. J'avais déjà repéré les croquis éparpillés sur son bureau, elle dessinait admirablement bien divers personnages sûrement sortis tout droit de son imagination ou bien empruntés à la rue lors des heures de pointe. A mon plus grand étonnement, je ne perçu aucun visage, aucun corps sur les toiles. Elle avait saisit ses pinceaux avec soin, et sans hésitation, mélangea les couleurs sur une vulgaire pochette en plastique qui, au vues des restes de peinture superposées, était souvent utilisée dans ce but. Son pinceau dessinait des flammes grotesques par de légers à coups. Curieux, je me glissai derrière elle et l'observai. Je ne m'étais jamais intéressé ni à la peinture, ni au dessin, ni même à l'art tout court, mais elle libérait quelque chose de serein, d'apaisant dans ses gestes et sa façon d'être quand elle peignait.
Ses yeux étaient mi clos et son bras se dirigeait tout seul, comme possédé. Il n'y avait que des paysages dans sa peinture.
Croyait elle que le visage humain ne méritait pas ces contours flous et étalé avec de la pâte plus ou moins épaisse et colorée ?
Ou alors ces corps n'étaient à ses yeux que des croquis inanimés, même dans la réalité ?
Rapprochant mon visage du sien je l'observai encore mieux. Elle était sereine et respirait calmement. C'est alors que je compris : elle peignait tous les rêves qu'elle ne pouvait faire, elle s'évadait pendant la nuit dans ces paysages fantasmagoriques et tous ces tableaux étalés représentaient chaque nuit, chacun de ses rêves d'insomniaque.
Elle ne me sentait toujours pas, pourtant si proche d'elle. Je pouvais presque la toucher, elle, si blanche et innocente.

Soudain elle s'arrêta, comme bloquée, et, les sourcils froncés, elle chercha ce qui manquait à cette peinture inachevée.
Reculant, je me posais silencieusement sur le lit blanc, immaculé, un léger sourire aux lèvres. Je n'avais jamais peint et je ne peindrais jamais, mais je savais...
De dos, je la voyais croiser les bras, ses pinceaux dégoulinant sur le sol sans qu'elle y prête attention, puis les décroiser, hésiter sur une couleur, renoncer, et au bout de quelques minutes, je lui lançai :

« Je sais ce qu'il manque à ton rêve... »

Elle bondit, virevolta, et ses grands yeux de biche apeurée me toisèrent. Sa jolie petite bouche s'ouvrit lorsqu'elle me reconnu sans qu'aucun son ne s'y échappe. Peut être ne savait elle pas quelle question poser en premier... Comment étais je entré ici ? Depuis quand ? Pourquoi ?...
Je me levai d'un pas félin et me penchai vers elle, résolvant mentalement toutes ses interrogations, du moins, la plus importante, celle concernant ma nature et son futur immédiat.
Sans prêter attention à ses yeux écarquillés par la terreur je lui soufflais, juste pour elle :

« C'est le sommeil.. »

A présent, elle paraissait plus détendue, affrontant l'inévitable avec un léger sourire mêlé d'ironie et de fatalité. Plongeant mes yeux dans les siens, je glissai ma main derrière sa tête, ses cheveux coulant sur les doigts, l'autre main ancrée sur sa taille et je l'entraînai vers le lit pour accomplir sa dernière volonté, muette. Seul le bruit des pinceaux brisa le silence qui s'était installé entre nous, son corps, totalement détendu, se fondit contre le mien alors que mes lèvres se posèrent doucement contre sa gorge dans un ultime baiser. Je songeai au sommeil éternel que je lui offrais avant d'y planter mes crocs.

« Pourquoi ? » Me demanda t'elle, agonisante.
Emporté par son flux sanguin je ne répondis pas. Elle eu un dernier sursaut et enfin, sa tête roula sur les oreillers. C'était finit. Avant de partir je jetai un dernier regard au corps, elle semblait dormir paisiblement si on omettait la petite tache de sang au niveau de son cou.

« Pourquoi ? » Cette ultime question tourna dans mon esprit sans que j'y trouve de réponse. Sa voix agonisante m'accompagna sur le chemin du retour, me harcela dans mon lit alors que je tentais de dormir pendant que le soleil se levait. « Pourquoi ? » « Pourquoi ? »

-Tais toi ! Grognais je.

Furieux, je me levai et marchai en rond dans ma chambre puis me recouchai sans jamais trouver le sommeil.
Finalement, je me mis à fouiller dans mes tiroirs à la manière d'un automate pour y dénicher un pinceau poussiéreux et quelques tubes de peinture. Je n'avais pas de toile mais les murs immaculés feraient l'affaire puisque je savais que je ne dormirais plus jamais désormais...





Note de l'auteur:

Nyaa! >.< je suis vraiment fière de la chute! Je l'ai cehrchée pendant des semaines et puis finalement, c'est venu tout seul...^^ j'èspère qu'elle va vous plaire (elle à été finie en math XD)

# Posté le mardi 20 janvier 2009 16:19

Modifié le dimanche 22 février 2009 12:16

Janvier

Janvier
Début de ce blog. Questions stupides habituelles du genre: quelle couleur je vais mettre? Mes articles..comment je vais les classer? Bon, au début je voulais faire quelque chose de sobre surtout que, pour une raison inconnue, j'ai eu envie de mettre que des images en noir et blanc -_-'. Résultat, petites recherches express pour en avoir un minimum (une petite 20aine..XD) et puis finalement quand j'ai dû mettre une photo sur mon profil j'ai trouvé celle que j'ai actuellement trop jolie alors j'ai fais le blog dans les mêmes tons. Je changerais sûrement plusieurs fois de theme..je sais pas trop.... Peut être que je pourrais ré-ouvrir mon ancien blog pour continuer à mettre des tas d'informations sur le Japon...

Et puis, bon, comme certaines râlaient parce que comme je fermais mon blog, elles n'auraient plus de nouvelles de moi (je suis très difficile à joindre XD comme je n'aime pas me faire remarquer, mon portable est toujours en vibreur et je décroche donc 1 fois sur 3...). Donc, voilà, chaque mois je ferais un petit résumé des évènements...

Résumé Janvier:

-Besoin de perdre quelques kilos..je hais les fêtes -_-'...

-J'attends avec impatience un certain chèque de ma mère pour pouvoir utiliser son compte pour acheter mes billets de train pour Lyon(en fait, c'est beaucoup moins cher sur le net et comme je n'ai pas de carte bleue, ma mère à gentiment accepté de le faire, mais uniquement quand elle auras reçu ce fameux chèque...en gros, il est attendu comme le messie...)

-Le dernier cadeau de Noël que j'ai reçu sonne vraiment comme un cadeau d'adieux, même si on me soutient le contraire...

-Déprime..déprime...déprime...et écrit beaucoup....

-C'est bizarre cette impression d'être quelqu'un de totalement banal, de n'avoir rien d'exceptionnel...


Lectures du moment:


-Rimbaud Poésies

-Nathalie Sarraute Entre la vie et la mort

-Amélie Nothomb Ni d'Eve ni d'Adam, Antéchrista, Cosmétique de l'ennemi, Journal d'Hirondelle

-Pierre Bottero La quête d'Ewilan: Les frontières de glace

-Camus La peste

-Jean-Paul Sartre La nausée

-Baudelaire Les paradis artificiels

Modifications: fin Janvier

-Finalement je ne part peut être pas en Fevrier mais en Avril...pitiéééé! conecte toi Nana!!!!!
-Je vais rester une semaine chez mon père....pfiuuu! courage!
-Et le moral...ça va un peu mieux grâce à une certaine personne, mais chuuut!
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# Posté le mercredi 21 janvier 2009 07:48

Modifié le jeudi 29 janvier 2009 13:22